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Page 1 sur 2 Nous parlons souvent de la calligraphie tibétaine, mais nous devrions plutot dire les calligraphies tibétaines face à la multitude d'écritures qui s'offre aux yeux du lecteur. Promenade champetre, les calligraphies tibétaines nous emmènent à travers les célébrations, les évènements de l'année, les récoltes, ...... En effet, chacune appartient à une occasion particulière, chacune est soumise au pressions du temps et de la vie. L'apprentissage du calligraphe devra passer par ces étapes préliminaires déterminées par les évènements du temps. L'enfant écrira ses premiers mots avec la calligraphie Tsug-Ring pour ensuite évoluer sur la calligraphie Tsug-Tun. Puis viendront les écritures de tous les jours, Kiu-Yig ou U-Chen, cette dernière étant plus utilisée au Kham et en Amdo, la première étant préférée en U-Tsang. Kiu-Yig sera plus utilisée pour les courriers officiels et U-Chen est la lettre d'imprimerie que l'on retrouve dans les écritures religieuses. L'étudiant se penchera sur Dru-Tsa qui sera utilisée pour envoyer les courriers d’invitation, de fin d’année, de vœux. L'artiste se spécialisera dans les calligraphies Chu-Ri (la calligraphie de l'eau), Du-Yig (la calligraphie de l'avoine), Me-Ri (la calligraphie du feu), Kam-Yig ou Dzé-Dsel (Djambel Dzé-Dsel de son nom complet). Ces calligraphies deviennent de réels oeuvres d'arts utilisées lors des occasions telles que des mariages, des célébrations, des jours de fêtes. Peintes sur les murs, elles sont très décoratives. Dzé-Yig restera peut-etre la plus étonnante par sa variété. Dzé veut dire 'beau', Yig veut dire 'lettre', Dzé-Yig n'est pas une calligraphie mais une multitude de 'belles' calligraphies toutes différentes les unes des autres, leur point commun étant le 'Dzé' !
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